1. Thibaut de Champagne
Pastourelle

Exercices

  1. Trouvez dans le texte trois exemples de vers où manque le pronom personnel (i.e. je, elle, etc). Pourquoi est-ce que les poètes médiévaux omettent souvent le pronom personnel et qu’est-ce qui nous permet de comprendre le sens de la phrase même sans pronom (NB tous les vers sont à 8 syllabes...)?
  2. Trouvez dans le texte deux exemples où l’objet du verbe précède le sujet (i.e. le contraire de la règle de grammaire en français moderne).
  3. Au vers 4, dans l’expression “por soi envoisier”, expliquez la forme de “soi”. Comment est-ce que le poète aurait pu l’exprimer autrement et pourquoi?
  4. Au vers 6, expliquez la construction “li maus d’amor”, i.e. s’agit-il d’un nom pluriel ou non?  Donnez la déclinaison complète de ce mot et de son article (i.e. sujet/complément au singulier et au pluriel). Trouvez aussi dans le texte deux exemples de mots masculins au pluriel où manque le “s”.
  5. Que signifie “si” au vers 9? Trouvez deux autres exemples de cette construction dans le texte.
  6. Au vers 9, expliquez ce que signifie “li” et donnez l’équivalent en français moderne. Comment mettre ce terme au pluriel en ancien français?
  7. Notez le mélange de temps verbaux utilisés dans la partie narrative du texte et trouvez des exemples de verbes: i) au présent, ii) à l’imparfait, iii) au passé composé, iv) au prétérit.
  8. En ancien français, il existent souvent des formes différentes d’un même verbe. Trouvez dans le texte une autre façon de dire: i)  “doinst” (i.e. présent subjonctif du verbe “donner” à la 3me personne au singulier), et ii) “estoit” (i.e. imparfait du verbe “estre” à la 3me personne au singulier).
  9. Une bonne partie du vocabulaire de l’ancien français existe toujours en français moderne, mais d’autres mots n’ont pas survécu, sauf en d’autres langues ou bien sous une forme très spécialisée en français moderne. Expliquez la survivance ou pas des mots suivants: “envoisier” (v. 4), “oï” (v. 8), “targier” (v. 12), “acointier” (v. 14), “qier” (du verbe “querre”) (v. 15).